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Un scientifique québécois est un acteur clé dans l’émergence d’un institut canadien sur les rivières

Posted by CRI Programs   |   September 22, 2016

Le 22 septembre  2016
DIFFUSION IMMÉDIATE

Le professeur André St-Hilaire, un hydrologue à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) de l’Université du Québec, joue un rôle de premier plan au sein du Canadian Rivers Institute (CRI), un organisme de renommée internationale. Pour marquer cette période précédant  la Journée mondiale des rivières le 25 septembre, l’institut publie aujourd’hui un rapport couvrant ses réalisations au cours des 15 premières années depuis sa création en 2001.

Fondée à l’University of New Brunswick en 2001, la CRI est actuellement un réseau de 22 directeurs scientifiques avec des équipes de recherche pluridisciplinaires, basés à 14 universités et établissements à travers le Canada et à l’étranger. La CRI est un exemple de réussite authentiquement canadienne, ayant évolué dans un très bref délai pour devenir un chef de file des sciences aquatiques appliquées s’adressant à de nombreux défis confrontant les rivières et les estuaires du monde et assurant la formation de la prochaine génération de scientifiques aquatiques. 

Le professeur St-Hilaire est un des chefs de projet sur l’étude de l’écosystème de Mactaquac effectuée par la CRI  (Mactaquac Aquatic Ecosystem Study (MAES)), un projet de 5,6 $ millions, basé sur une approche holistique dans le contexte de la planification pour le renouvellement ou le retrait des barrages hydroélectriques vieillissants.  Le professeur St-Hilaire apporte son expertise en matière de la modélisation hydrologique et des températures de l’eau des rivières endiguées à cette expérience intégrale en eau douce des plus importantes à l’échelle mondiale.

« Cette recherche innovante est potentiellement porteuse d’énormes avantages scientifiques et économiques pour l’industrie hydroélectrique au Québec, alors que la province doit faire face aux enjeux cruciaux portant sur le renouvellement de l’infrastructure vieillissante des barrages et la santé des rivières, » explique le professeur St-Hilaire, directeur scientifique à la CRI et professeur d’hydrologie environnementale et statistique à l’INRS. « La CRI pourra transférer ses méthodes et modèles scientifiques et d’ingénierie de pointe afin de contribuer à la prise de ces décisions importantes. » 

Selon le directeur de l’institut Michael van den Heuvel, la CRI ouvre de nouvelles voies dans les sciences appliquées et entre disciplines afin de répondre aux questions importantes qui s’imposent aujourd’hui au sujet des rivières du monde. « Que ce soit pour un gouvernement qui cherche à élaborer des règlements, ou une industrie qui tente de mettre en place de meilleures pratiques de gestion, chacun de nos projets vise à découvrir la solution à une question critique affectant les humains, la faune et la flore, » déclare le professeur van den Heuvel, professeur de biologie et ancien titulaire de la chaire de recherche du Canada en l’intégrité écologique des bassins hydrographiques à l’University of Prince Edward Island.

Les chercheurs de l’INRS qui collaborent avec la CRI le font aussi sur d’autres questions sur l’eau douce telles que :

• Comment rétablir les populations de poissons en danger telles que le saumon de l’Atlantique; et
• Comment évaluer plus efficacement les effets des nombreuses activités humaines sur les bassins hydrographiques, ainsi que sur  la faune et la flore qui en dépendent.

La formation et le perfectionnement professionnel des étudiants sont au cœur de l’œuvre de la CRI.  Plus de 450 étudiants et étudiantes y ont été supervisés dans diverses disciplines dont la biologie, le génie chimique, le génie civil, la gestion environnementale, l’hydrologie et les politiques publiques.

« À l’INRS au Québec, nous avons déjà eu 34 étudiants impliqués dans la recherche innovante pour répondre aux questions importantes posées aujourd’hui au sujet des rivières du monde. Il est fort avantageux que ces scientifiques d’ici fassent partie de ce réseau pancanadien et international, » affirme le professeur St-Hilaire.

Pour renforcer leur appui des étudiants, les directeurs scientifiques de la CRI ont obtenu une subvention du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) qui fournit plus d’un million de dollars aux étudiants afin qu’ils puissent profiter de cours exceptionnels de formation et de perfectionnement  professionnel  sur les sciences et la gestion aquatiques. Cinq des étudiants qui ont tiré parti de ce programme sont basés à l’INRS.

Au cours des 15 ans à venir, la CRI prévoit :

• Adresser la question pressante du renouvellement des barrages en transférant son expertise et ses connaissances à des systèmes à l’échelle mondiale;
• Assurer la protection et la conservation du saumon de l’Atlantique sauvage;
• Poursuivre leur leadership international dans le domaine de la recherche et de l’observation de la biodiversité dans l’Arctique circumpolaire;
• Assurer la formation à la fine pointe d’au moins 1 500 experts en sciences aquatiques afin de répondre à la demande croissante de professionnels dans ce domaine à l’échelle internationale;
• Élaborer des outils de biosurveillance de pointe et les incorporer aux évaluations de la santé des cours d’eau. 

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Pour lire la version intégrale du rapport sur les premiers quinze ans de la CRI : http://canadianriversinstitute.com/cri/15-years-of-impact

PERSONNE-RESSOURCE POUR LES MÉDIAS : Stephanie Merrill, Agente de communication : Stephanie.merrill_CRI@unb.ca; (bur.) 506-453-4770 (dom.) 506-261-8317

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